Marie Deshift
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Projet iceberg
Depuis bientôt un an, Julie Morel et moi rassemblons des documents, des esquisses et des concepts dans “le projet Iceberg”. Le blog du projet est offline en ce moment, mais on y (re)trouvera toutes les notes de ce travail.
L’idée principale est de générer une population d’icebergs virtuels, qui seront construits comme les modélisations d’ordinateurs personnels. Ces icebergs (3D) seront mis en scène dans une série de paysages vidéo (prise de vue). Notre vrai/faux documentaire décrirait la dérive d’icebergs vers une station balnéaire, ou bien en ville, ou bien dans le massif central, ou bien à l’intérieur d’une maquette en papier. À chaque fois, on crée un décalage entre image captée et image 3D, pour aller vers l’impossible, le fantastique, l’illogique. Et cependant, on conservera toujours, par le langage de l’objectivité scientifique, un réalisme qui deviendra peut-être poétique — à force.
à voir:
“bande-annonce” du projet
mini-vidéos tournées avec Julie en septembre sur vimeo/mariedeshift
première image d’iceberg 3D+papier avec Benjamin sur flickr/tyi
le blog de Julie (tag “iceberg“)
Making of F.M. – les cordes
Dans cet épisode, Arthur Graff dirige François pour une prise de playback. On tourne sur un fond brun. Sur ce fond, dans le clip, Stances a fait voler des avions en papier, en les fabriquant en 3D. Mais en voyant François mimer dans le vide, l’idée a germé – à ce point précis on ne les voit pas, les avions. Peut-être qu’il n’y a que François qui les voit. Ou Hassan. Ou Benoît, Benjamin, Thomas…
Le synopsis du clip raconte une consultation – chez le psy, évidemment. Mais ce psy-là paraît un peu aberrant lui-même. Il a une tête de cor ; les notes qu’il prend d’après les confessions de ses patients sont des partitions de musique. Autour de lui volent les feuilles de papier, les confettis et les cartes de tarot. Le scénario entremêle ainsi sans arrêt deux niveaux de logique et de réalité : quand est-on dans la tête du François, et quand voit-on par les yeux de l’objectif ? Et du coup, la fabrication de ce clip, le montage et la post-prod font coexister encore deux niveaux de réalité : la réalité du rush d’une part, et la couche de compositing d’autre part. Là se trouve ce qui n’existe que dans l’image, via le logiciel, par le temps de calcul.
Peut-être que le clip de “Certain people” comporte sa propre part de making of, à la racine.


