Marie Deshift

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Making of F.M. – les cordes

Dans cet épisode, Arthur Graff dirige François pour une prise de playback. On tourne sur un fond brun. Sur ce fond, dans le clip, Stances a fait voler des avions en papier, en les fabriquant en 3D. Mais en voyant François mimer dans le vide, l’idée a germé – à ce point précis on ne les voit pas, les avions. Peut-être qu’il n’y a que François qui les voit. Ou Hassan. Ou Benoît, Benjamin, Thomas…

Le synopsis du clip raconte une consultation – chez le psy, évidemment. Mais ce psy-là paraît un peu aberrant lui-même. Il a une tête de cor ; les notes qu’il prend d’après les confessions de ses patients sont des partitions de musique. Autour de lui volent les feuilles de papier, les confettis et les cartes de tarot. Le scénario entremêle ainsi sans arrêt deux niveaux de logique et de réalité : quand est-on dans la tête du François, et quand voit-on par les yeux de l’objectif ? Et du coup, la fabrication de ce clip, le montage et la post-prod font coexister encore deux niveaux de réalité : la réalité du rush d’une part, et la couche de compositing d’autre part. Là se trouve ce qui n’existe que dans l’image, via le logiciel, par le temps de calcul.
Peut-être que le clip de “Certain people” comporte sa propre part de making of, à la racine.

Les petites écuries (making of F.M.)

Le making of du clip de F.M. “Certain People” se déroule sur plusieurs épisodes. Car ce qui m’intéresse, ce sont les trajectoires des gens, quand ils travaillent, ou attendent, ou discutent sans qu’on entende ce qu’ils disent. C’est aussi ce qu’on voit sur les murs, ce qu’il y a à l’arrière-plan, ce qui traine par terre.
Comme je pense maintenant que ce matériel ne construira pas un film en continu, il faut comprendre que, peut-être, ce qui m’intéresse, c’est l’éclatement.

Chapitre 1 : les petites écuries
Flateur est un immense atelier, situé au fond du passage des petites écuries, dans lequel des artistes travaillent. Ils font de la peinture, de la vidéo, des performances, mais pas seulement. On a presque l’impression qu’ils sont là parce que c’est déjà un parti-pris en soi. Nous aussi, on a été là pour 48 heures.
Dans cet épisode, on arrive avec plein de matériel ; et on déploie ce bazar dont on a besoin dans le bazar qui est déjà là. On voit le producteur négocier avec les occupants du lieu, parce qu’on est chez eux, et on veut gagner le droit d’envahir. Et aussi, on a envie que quelque chose nous envahisse.

video dispo sur vodpod et en HD sur vimeo/mariedeshift